L’équipe d’Agricultural Development d’Alteo a eu le grand plaisir d’accueillir Pierre Noel qui nous revient de Tanzanie après 17 ans avec un bagage rempli d’expériences et de connaissances.

Comment résumeriez-vous votre bilan de carrière à TPC ?

Ça a été une expérience très enrichissante qui m’a apporté une grande ouverture d’esprit. Découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle langue et une nouvelle façon de travailler était extraordinaire.

C’était aussi un défi personnel car c’était la première fois que je dirigeais une équipe importante d’ouvriers agricoles et que je faisais de la production de canne en tant que Field manager. Je n’avais fait que de l’agronomie et de la diversification a Beau Champ. Mon travail à TPC m’a aussi permis, au fil des années, de toucher un peu à tout. J’ai débuté comme Field Manager de deux sections totalisant 3,700 hectares. Par la suite je suis devenu Field Manager Services, avec sous ma responsabilité les départements de services : Agronomie, Irrigation, Cultivation (préparations des sols et entretiens des routes etc.), Surveying, Compound maintenance et le golf. Il y avait aussi le développement d’un ‘game ranch’ de 4,500 hectares sur des terres marginales. J’ai passé les neuf dernières années comme chef de département de Fields Services qui comprenait l’Agronomie, l’Irrigation et le Ecosystems Unit (compound maintenance, golf, game ranch et afforestation)  où nous avons aussi débuté la production de biomasse sur les terres marginales pour générer de l’électricité. 

Un autre défi que je m’étais donné était d’apprendre le swahili. J’ai d’abord commencé par apprendre la base de la langue en faisant de petites conversations avec mon chauffeur et les ouvriers, et avec le temps je pouvais communiquer assez aisément.

J’espère avoir contribué au succès de TPC d’une certaine façon. Ce sera un plaisir pour moi d’y retourner et continuer à apporter ma contribution à TPC  mais je ne regrette pas d’être rentré à Maurice. C’est un nouveau cap passé et une nouvelle aventure qui m’attend chez Alteo à Maurice. 

Comment expliquez-vous le success story de TPC après 17 ans ?

En juillet 2000, nous sommes arrivés avec une équipe menée par Robert Baissac qui a bien su amalgamer les expatriés et les Tanzaniens pour en faire une très bonne équipe de travail. Tout le monde était très motivé par le challenge car nous avons vite vu le potentiel de TPC. Nous avons aussi été très bien accueillis par les Tanzaniens qui nous ont apporté leur soutien et ont joué le jeu.

Ce n’était pas facile au tout début, car il fallait commencer de presque rien  car l’état d’entretien de toute la propriété, des champs à l’usine en passant par le garage était déplorable. Toute la propriété fut transformée en un vaste chantier. Mais cela nous a donné une certaine liberté et nous a permis de ‘cassé ranzé’ comme on dit à Maurice. Le tout était dans un tel état de délabrement que nous avons vite fait des progrès et les longues heures de travail furent récompensées.  

TPC bénéficie par ailleurs de conditions climatiques idéales pour la culture de la canne. Au sud du Kilimanjaro où se trouve TPC, il y a beaucoup d’ensoleillement avec une bonne température et très peu de pluie (entre 300mm et 700 mm par an). Il y a heureusement de bonnes ressources en eau et la totalité de la propriété est  irriguée. TPC dépend entièrement de l’irrigation pour sa production cannière. C’est un excellent site pour cultiver la canne. 

Expliquez-nous votre nouvelle mission à Alteo ?

Le rôle du département Recherche et Développement (R&D) est d’accompagner, d’être à l’écoute et au service des autres départements d’Alteo Agri afin de suivre la performance et de maintenir le développement durable de la compagnie. Il sert aussi à assurer la liaison avec tous les management sites tels que Transmara au Kenya et TPC en Tanzanie, pour répondre à leurs requêtes au niveau agronomiques ainsi que pour d’autres projets spécifiques. Nous allons aussi travailler à l’identification de nouveaux axes de développement à Maurice. Pour l’heure, je suis encore en période d’observation pour mieux connaitre la propriété, comprendre le contexte et les conditions spécifiques à Maurice. Bien souvent, lorsqu’on a la tête dans le guidon et qu’on a l’habitude de faire les choses d’une certaine façon, il est intéressant d’avoir le point de vue de quelqu’un de nouveau qui, peut-être, voit les choses d’un angle diffèrent. Ça a été le cas lorsque certains cadres d’Alteo Maurice étaient venus à TPC il y a quelques années. Ils nous ont apporté leur point de vue sur nos opérations et ça a été bénéfique. 

Je serai aussi toujours impliqué sur les projets à TPC pour faire la transition avec Didier Bosquet qui m’a remplacé et l’accompagner dans son nouveau rôle au niveau agronomique et dans les nouveaux projets que nous avions implémentés là-bas.

Comment l'agronomie et le R&D pourront aider à améliorer les performances des opérations cannières d'Alteo ?

Il ne faut surtout pas s’attendre à une transformation rapide et a un coup de baguette magique. Le développement agronomique prend du temps. Il y a déjà un département d’Agronomie très compétent à Alteo et j’essaierai d’y apporter ma contribution. Le rôle du R&D est d’identifier les besoins, de faire des propositions et d’apporter son soutien où et quand il est sollicité.

Par exemple on pourrait aider à développer et implémenter ensemble les ‘best agronomic practices ‘ ainsi que les ‘best management practices’. Il y en a déjà plusieurs qui sont en place à Maurice mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il est important de se remettre en question et d’adopter de nouvelles méthodes si besoin est.

Il y a aussi le coté non sucre.  Dans un premier temps, ce serait peut-être de tirer parti de l’expérience accumulée à TPC pour augmenter la production de biomasse pour la génération d’électricité à Maurice. Je participerai aussi sans doute avec l’équipe de développement à l’évaluation de nouvelles opportunités pour Alteo en Afrique. 

Qu’est-ce que ça vous fait de vivre à nouveau à Maurice et comment s'est passé l'intégration avec vos nouveaux collègues d'Union Flacq ?

Je suis ravi d’être rentré à Maurice et de revoir la famille, les amis et les anciens collègues. Le premier choc a été pour moi de voir le trafic et le nombre de voitures à Maurice ! Le changement au niveau du climat a aussi été difficile car depuis que je suis arrivé, j’ai très peu vu le soleil. En Tanzanie, il fait beau pratiquement tous les jours.

L’intégration se fait progressivement et je fais de nouvelles rencontres tous les jours. Mario m’a récemment accompagné pour une petite visite guidée du bloc administratif, du magasin, du garage et du département des RH. Il me reste à faire une visite de l’usine et de la raffinerie. Mais l’une des choses que j’apprécie beaucoup est le fait  de revoir plusieurs de mes anciens collègues de Beau Champ un peu partout où je vais.  

Avez-vous une petite anecdote à partager avec nous au sujet de votre passage à TPC ?

L’une des choses qui m’a  le plus marqué durant mes 17 ans à TPC, c’était les inondations de 2015. Nous avions connu deux évènements de pluie très importants et rapprochés, qui ont fait que l’eau ne pouvait plus s’infiltrer dans le sol, causant une augmentation rapide  et importante du niveau d’eau dans les rivières. TPC est bordé d’une rivière, et protégé de cette rivière par une digue. L’eau a passé par-dessus la digue sur plusieurs kilomètres, et celle-ci  s’est aussi fracturée en certains endroits ce qui a causé des inondations importantes sur une grande partie de la propriété. Le niveau montait rapidement dans certains endroits inondant les champs, bureaux et maisons. Ne sachant pas jusqu’où le niveau d’eau pouvait monter,  nous avons donc décidé de quitter nos maisons avec quelques maigres possessions. Les femmes et enfants furent évacués vers la ville alors que les hommes sont restés pour ‘manage’ la situation. Nous avons pris refuge chez certains collègues dont les maisons étaient hors de danger pour la nuit ou les femmes et enfants sont éventuellement venus nous rejoindre. Il y a eu beaucoup de dégâts et certains employés ont tout perdu. Ce fut une expérience intéressante pour le moins qu’on puisse dire !!!! 

Comment résumeriez-vous votre bilan de carrière à TPC ?

Ça a été une expérience très enrichissante qui m’a apporté une grande ouverture d’esprit. Découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle langue et une nouvelle façon de travailler était extraordinaire.

C’était aussi un défi personnel car c’était la première fois que je dirigeais une équipe importante d’ouvriers agricoles et que je faisais de la production de canne en tant que Field manager. Je n’avais fait que de l’agronomie et de la diversification a Beau Champ. Mon travail à TPC m’a aussi permis, au fil des années, de toucher un peu à tout. J’ai débuté comme Field Manager de deux sections totalisant 3,700 hectares. Par la suite je suis devenu Field Manager Services, avec sous ma responsabilité les départements de services : Agronomie, Irrigation, Cultivation (préparations des sols et entretiens des routes etc.), Surveying, Compound maintenance et le golf. Il y avait aussi le développement d’un ‘game ranch’ de 4,500 hectares sur des terres marginales. J’ai passé les neuf dernières années comme chef de département de Fields Services qui comprenait l’Agronomie, l’Irrigation et le Ecosystems Unit (compound maintenance, golf, game ranch et afforestation)  où nous avons aussi débuté la production de biomasse sur les terres marginales pour générer de l’électricité. 

Un autre défi que je m’étais donné était d’apprendre le swahili. J’ai d’abord commencé par apprendre la base de la langue en faisant de petites conversations avec mon chauffeur et les ouvriers, et avec le temps je pouvais communiquer assez aisément.

J’espère avoir contribué au succès de TPC d’une certaine façon. Ce sera un plaisir pour moi d’y retourner et continuer à apporter ma contribution à TPC  mais je ne regrette pas d’être rentré à Maurice. C’est un nouveau cap passé et une nouvelle aventure qui m’attend chez Alteo à Maurice. 

Comment expliquez-vous le success story de TPC après 17 ans ?

En juillet 2000, nous sommes arrivés avec une équipe menée par Robert Baissac qui a bien su amalgamer les expatriés et les Tanzaniens pour en faire une très bonne équipe de travail. Tout le monde était très motivé par le challenge car nous avons vite vu le potentiel de TPC. Nous avons aussi été très bien accueillis par les Tanzaniens qui nous ont apporté leur soutien et ont joué le jeu.

Ce n’était pas facile au tout début, car il fallait commencer de presque rien  car l’état d’entretien de toute la propriété, des champs à l’usine en passant par le garage était déplorable. Toute la propriété fut transformée en un vaste chantier. Mais cela nous a donné une certaine liberté et nous a permis de ‘cassé ranzé’ comme on dit à Maurice. Le tout était dans un tel état de délabrement que nous avons vite fait des progrès et les longues heures de travail furent récompensées.  

TPC bénéficie par ailleurs de conditions climatiques idéales pour la culture de la canne. Au sud du Kilimanjaro où se trouve TPC, il y a beaucoup d’ensoleillement avec une bonne température et très peu de pluie (entre 300mm et 700 mm par an). Il y a heureusement de bonnes ressources en eau et la totalité de la propriété est  irriguée. TPC dépend entièrement de l’irrigation pour sa production cannière. C’est un excellent site pour cultiver la canne. 

Expliquez-nous votre nouvelle mission à Alteo ?

Le rôle du département Recherche et Développement (R&D) est d’accompagner, d’être à l’écoute et au service des autres départements d’Alteo Agri afin de suivre la performance et de maintenir le développement durable de la compagnie. Il sert aussi à assurer la liaison avec tous les management sites tels que Transmara au Kenya et TPC en Tanzanie, pour répondre à leurs requêtes au niveau agronomiques ainsi que pour d’autres projets spécifiques. Nous allons aussi travailler à l’identification de nouveaux axes de développement à Maurice. Pour l’heure, je suis encore en période d’observation pour mieux connaitre la propriété, comprendre le contexte et les conditions spécifiques à Maurice. Bien souvent, lorsqu’on a la tête dans le guidon et qu’on a l’habitude de faire les choses d’une certaine façon, il est intéressant d’avoir le point de vue de quelqu’un de nouveau qui, peut-être, voit les choses d’un angle diffèrent. Ça a été le cas lorsque certains cadres d’Alteo Maurice étaient venus à TPC il y a quelques années. Ils nous ont apporté leur point de vue sur nos opérations et ça a été bénéfique. 

Je serai aussi toujours impliqué sur les projets à TPC pour faire la transition avec Didier Bosquet qui m’a remplacé et l’accompagner dans son nouveau rôle au niveau agronomique et dans les nouveaux projets que nous avions implémentés là-bas.

Comment l'agronomie et le R&D pourront aider à améliorer les performances des opérations cannières d'Alteo ?

Il ne faut surtout pas s’attendre à une transformation rapide et a un coup de baguette magique. Le développement agronomique prend du temps. Il y a déjà un département d’Agronomie très compétent à Alteo et j’essaierai d’y apporter ma contribution. Le rôle du R&D est d’identifier les besoins, de faire des propositions et d’apporter son soutien où et quand il est sollicité.

Par exemple on pourrait aider à développer et implémenter ensemble les ‘best agronomic practices ‘ ainsi que les ‘best management practices’. Il y en a déjà plusieurs qui sont en place à Maurice mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il est important de se remettre en question et d’adopter de nouvelles méthodes si besoin est.

Il y a aussi le coté non sucre.  Dans un premier temps, ce serait peut-être de tirer parti de l’expérience accumulée à TPC pour augmenter la production de biomasse pour la génération d’électricité à Maurice. Je participerai aussi sans doute avec l’équipe de développement à l’évaluation de nouvelles opportunités pour Alteo en Afrique. 

Qu’est-ce que ça vous fait de vivre à nouveau à Maurice et comment s'est passé l'intégration avec vos nouveaux collègues d'Union Flacq ?

Je suis ravi d’être rentré à Maurice et de revoir la famille, les amis et les anciens collègues. Le premier choc a été pour moi de voir le trafic et le nombre de voitures à Maurice ! Le changement au niveau du climat a aussi été difficile car depuis que je suis arrivé, j’ai très peu vu le soleil. En Tanzanie, il fait beau pratiquement tous les jours.

L’intégration se fait progressivement et je fais de nouvelles rencontres tous les jours. Mario m’a récemment accompagné pour une petite visite guidée du bloc administratif, du magasin, du garage et du département des RH. Il me reste à faire une visite de l’usine et de la raffinerie. Mais l’une des choses que j’apprécie beaucoup est le fait  de revoir plusieurs de mes anciens collègues de Beau Champ un peu partout où je vais.  

Avez-vous une petite anecdote à partager avec nous au sujet de votre passage à TPC ?

L’une des choses qui m’a  le plus marqué durant mes 17 ans à TPC, c’était les inondations de 2015. Nous avions connu deux évènements de pluie très importants et rapprochés, qui ont fait que l’eau ne pouvait plus s’infiltrer dans le sol, causant une augmentation rapide  et importante du niveau d’eau dans les rivières. TPC est bordé d’une rivière, et protégé de cette rivière par une digue. L’eau a passé par-dessus la digue sur plusieurs kilomètres, et celle-ci  s’est aussi fracturée en certains endroits ce qui a causé des inondations importantes sur une grande partie de la propriété. Le niveau montait rapidement dans certains endroits inondant les champs, bureaux et maisons. Ne sachant pas jusqu’où le niveau d’eau pouvait monter,  nous avons donc décidé de quitter nos maisons avec quelques maigres possessions. Les femmes et enfants furent évacués vers la ville alors que les hommes sont restés pour ‘manage’ la situation. Nous avons pris refuge chez certains collègues dont les maisons étaient hors de danger pour la nuit ou les femmes et enfants sont éventuellement venus nous rejoindre. Il y a eu beaucoup de dégâts et certains employés ont tout perdu. Ce fut une expérience intéressante pour le moins qu’on puisse dire !!!! 

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